Bijoux touaregs

L’économie des touareg est dans son ensemble très variée et a su s’adapter à la modernisation.

Si le commerce caravanier a presque complètement disparu (bien que l’on compte tout de même quelques rares caravanes traversant le désert), c’est plutôt l’élevage, le tourisme, l’artisanat et l’agriculture que l’on privilégie.

Parmi les éléments clés qui caractérisent la première source commerciale, on compte l’élevage de moutons, de chèvres et de bœufs. La gestion des rares pâturages implique cependant de fréquents déplacements, expliquant de ce fait le nomadisme observé chez plusieurs touareg.

Les autres, surtout ceux qui habitent les régions sahéliennes, sont sédentarisés depuis longtemps déjà et cultivent des céréales (sorgho et mil). Les sécheresses ont toutefois poussé le peuple à développer de nouvelles activités économiques plus profitables. C’est le cas notamment de l’artisanat, du tourisme et du jardinage (dans les oasis). Ce dernier s’est d’ailleurs profondément transformé depuis quelques années en raison de l’utilisation de nouvelles techniques plus efficaces, mais aussi de la sédentarisation qui permet aux Touareg d’entretenir de façon régulière leurs réalisations.

D’autre part, on note une popularité montante du tourisme dans certaines régions sahariennes, activité qui est parfois même devenue source économique principale. De ce fait, un intérêt de plus en plus important pour l’artisanat local. Riches et singulières, ces activités procurent non seulement d’importantes retombées économiques, mais créent aussi de nombreux emplois dans divers secteurs (chameliers, chauffeurs, guides, artisans, etc.).

Le tourisme fut toutefois interrompu et gravement perturbé entre les années 1991 et 1995 suite à la rébellion, laissant ainsi la communauté targuie affligée. Mais une nouvelle vague de tourisme aura permis ces dernières années de renverser la vapeur et de créer de nouvelles opportunités. Ainsi, les touristes peuvent aujourd’hui visiter les touareg, principalement au Mali, qui s’ouvrent au public. Les communautés targuies sont d’ailleurs fières d’ouvrir leurs portes aux visiteurs, sans compter que chez plusieurs organisations touristiques, un pourcentage des profits est utilisé pour veiller au développement local.

Dans cette perspective, nombreux touareg ont aujourd’hui décidé de juxtaposer plusieurs de ces activités économiques les conduisant vers un mode de vie semi-nomade de plus en plus étendu.

On peut ainsi en déduire que le peuple targui a su tirer adroitement son épingle du jeu, bien qu’il ne se soit relevé que partiellement, au lendemain de conflits qui auraient pu lui être fatals. À l’heure actuelle, des organisations diverses ont été mises sur pied pour contribuer au développement économique des diverses communautés. C’est en leur procurant les outils nécessaires à créer une ouverture internationale et en liant économiquement les divers pays d’Afrique habités par les touareg que l’on compte y parvenir.